La sublimation textile est en train de rebattre les cartes de l’impression textile et du tissu personnalisé. Là où la sérigraphie demandait des écrans, des bains et une vraie logistique, une simple imprimante sublimation bien choisie permet aujourd’hui de lancer une activité d’impression à la demande depuis un atelier, un studio créa ou même un bureau. Epson s’est imposé comme un acteur clé sur ce terrain, avec deux grandes familles : les systèmes professionnels dédiés et les imprimantes EcoTank converties. Entre promesses de qualité photo, coûts par tirage, maintenance et contraintes techniques, le choix n’est ni anodin ni purement “technique” : il conditionne la marge, le positionnement et la capacité à scaler un business textile.
Derrière la question “quelle imprimante Epson choisir pour la sublimation textile ?”, se cache en réalité une décision stratégique. Faut-il miser sur une SureColor optimisée pour un flux pro, prête à l’emploi avec encres de sublimation et pilotes calibrés ? Ou démarrer plus léger, avec une EcoTank convertie et un budget serré, au prix d’une perte de garantie et d’un peu plus de bricolage technique ? Le contexte 2025 change la donne : explosion des micro-marques, montée de l’impression couleur à la demande, essor du print-on-demand connecté aux boutiques Shopify et Etsy. Choisir une imprimante, c’est dessiner le business model qui va avec : produits, délais, volumes, qualité, mais aussi stratégie marketing et niveau d’automatisation.
En bref
- Deux voies principales : imprimantes Epson SureColor dédiées à la sublimation textile vs imprimantes EcoTank converties.
- Technologie clé : Micro Piezo et PrecisionCore, indispensables pour transformer l’encre solide en gaz via transfert thermique.
- Supports compatibles : polyester 100 %, textiles synthétiques, céramique et métal avec revêtement polymère, pas de coton brut.
- Usage business : impression textile à la demande, mugs, déco, goodies, avec des marges élevées si les coûts sont maîtrisés.
- Point de vigilance : maintenance quotidienne pour éviter le bouchage des têtes et garantir une couleur constante.
- Clé de décision : volume mensuel, budget de départ, niveau de technicité, intégration à une offre e-commerce ou d’agence.
Comprendre la sublimation textile avant de choisir son imprimante Epson
Avant de se précipiter sur une imprimante sublimation Epson, il est indispensable de comprendre ce que cette technologie permet… et ce qu’elle ne permettra jamais. La sublimation repose sur un principe thermique : l’encre, initialement solide sur le papier de transfert, est transformée directement en gaz sous l’effet de la chaleur, sans passer par l’état liquide. Sous une presse à transfert thermique, ce gaz vient se fixer au cœur des fibres synthétiques ou du revêtement polymère. Résultat : une impression couleur incrustée dans la matière, ultra résistante aux lavages et aux frottements.
Ce processus est radicalement différent de l’eco-solvant, de l’impression directe sur textile ou de la sérigraphie traditionnelle. Là où ces méthodes déposent de la matière à la surface, la sublimation “fusionne” le visuel avec le support. Concrètement, un t-shirt en polyester sublimé garde toute sa souplesse : pas de sensation de “plaque” sur la poitrine, même après plusieurs lavages. Pour un studio créatif ou une petite marque, cela change tout en termes d’expérience produit et de satisfaction client.
Cette technologie a toutefois une contrepartie : elle n’aime que les supports synthétiques. Pour la sublimation textile, il faut viser du polyester 100 % ou des tissus spécifiquement préparés. Sur coton, le rendu sera terne, fragile et très décevant. Le même principe s’applique aux mugs, plaques métalliques ou coques de téléphone : il est nécessaire d’utiliser des objets avec revêtement polymère compatible sublimation. C’est une contrainte, mais aussi un filtre stratégique pour clarifier son offre.
Un personnage type permet de mieux visualiser ces choix : Alex, designer textile freelance, veut passer de la simple maquette à la production. Son objectif : proposer des collections de housses de coussins, tote bags synthétiques et mugs personnalisés via une boutique en ligne. Son enjeu n’est pas seulement de trouver une “bonne imprimante”, mais d’orchestrer un mini-système de production : fichier, impression sur papier de transfert, presse à chaud, contrôle qualité, expédition. Ses décisions matérielles vont structurer ce système.
Pour affiner la compréhension de la sublimation, il faut zoomer sur les paramètres techniques qui vont influencer le choix d’une imprimante Epson :
- Température de transfert : généralement entre 180 °C et 210 °C selon le tissu ou l’objet.
- Durée de transfert : entre 30 et 60 secondes, modulée par l’épaisseur du support.
- Paramètres d’impression : impression miroir, gestion du profil couleur, désactivation de l’impression bidirectionnelle pour une netteté optimale.
- Type de têtes d’impression : technologie Micro Piezo ou PrecisionCore, compatible avec les encres de sublimation.
Face à ces variables, l’intérêt d’un système intégré apparaît assez vite. Les imprimantes Epson dédiées, comme les modèles SureColor, sont conçues pour orchestrer ce ballet : encres, profils, logiciels et maintenance sont alignés pour la sublimation textile et l’impression à la demande. À l’opposé, convertir une EcoTank oblige à gérer soi-même la compatibilité des encres, la purge du système et les réglages fins.
Le tableau ci-dessous résume les grandes caractéristiques techniques de la sublimation appliquée aux usages textiles et objets :
| Élément | Valeur typique | Impact sur le choix d’imprimante Epson |
|---|---|---|
| Température de transfert thermique | 180–210 °C | Exige une bonne stabilité des encres et des profils ICC adaptés. |
| Durée de pressage | 30–60 secondes | Impacte le rythme de production et la capacité à tenir les délais. |
| Supports compatibles | Polyester 100 %, polymères | Oriente l’offre produits (sportswear, déco, goodies rigides). |
| Type de tête d’impression | Micro Piezo / PrecisionCore | Conditionne la compatibilité avec les encres de sublimation. |
| Résolution utile | 600–1440 DPI | Détermine la finesse des visuels et la qualité d’impression couleur. |
Une fois cette base posée, la question n’est plus “sublimation ou pas ?”, mais “quel système Epson aligne le mieux contraintes techniques et stratégie business”. La prochaine étape consiste donc à comparer les imprimantes de sublimation Epson dédiées aux modèles convertibles.

Imprimantes Epson dédiées à la sublimation textile : SureColor SC-F100, SC-F170, SC-F500
Les imprimantes Epson SureColor dédiées à la sublimation textile jouent dans une autre catégorie que les modèles bureautiques convertis. Elles sont pensées dès l’usine pour la sublimation : têtes PrecisionCore, encres spécifiques, gestion du papier de transfert, pilotes optimisés. Pour un atelier qui vise des résultats reproductibles et une montée en charge sans mauvaise surprise, cette cohérence technique fait la différence.
La SureColor SC-F100 est l’exemple parfait de cette philosophie. Compacte (environ 375 x 347 x 187 mm), elle trouve sa place sur un bureau tout en offrant une vraie capacité pro au format A4. Sa tête PrecisionCore TFP affiche une résolution jusqu’à 600 x 1200 DPI, largement suffisante pour des mugs, des petits visuels textile, des accessoires ou de la petite déco. L’écran couleur de 10,9 cm simplifie la vie : suivi des niveaux d’encres, choix des paramètres, contrôle des travaux en cours sans passer son temps dans les menus d’un driver.
Epson fournit pour cette gamme des encres haute capacité T49N, en bouteilles de 140 ml, avec quatre couleurs standards. Sur un plan business, cela signifie un coût par impression maîtrisé et une marge intéressante, tant que l’on reste dans un volume de production moyen. Le rôle central de la technologie PrecisionCore est de garantir une taille de goutte extrêmement fine (environ 3,8 picolitres), ce qui se traduit par des dégradés propres, des textes nets et une impression couleur régulière.
Pour les structures qui veulent pousser plus loin l’impression textile et la sublimation sur grands supports, des modèles comme la SC-F170 (A4+) ou la SC-F500 (24 pouces) prennent le relais. La série F500, apparue initialement à la fin des années 2010, a ouvert le jeu du grand format polyester : banderoles, panneaux, rouleaux de textile pour sportswear, rideaux ou éléments de scénographie. Ces machines supportent des rythmes de production quotidiens soutenus, ce qui change l’équation économique pour une agence ou un atelier spécialisé.
Pour un entrepreneur, quelques bénéfices concrets ressortent :
- Solution plug-and-play : pas de conversion, pas de purge, tout est prévu pour la sublimation textile.
- Écosystème intégré : encres, papiers de transfert et pilotes sont conçus pour fonctionner ensemble.
- Suivi des coûts : via des outils comme Cloud Solution PORT, suivi précis des consommations et des coûts à la page.
- Garantie pro : garantie d’un an ou un certain nombre de feuilles (par exemple 6000 pour la SC-F100) avec support technique.
Le tableau suivant compare les principaux modèles Epson de sublimation dédiés, en adoptant un angle métier plutôt que purement technique :
| Modèle | Format | Résolution max. | Profil d’utilisation | Type de structure cible |
|---|---|---|---|---|
| SureColor SC-F100 | A4 | 600 x 1200 DPI | Petites séries, mugs, accessoires, textile de petite taille | Freelance, micro-entreprise, studio créatif |
| SureColor SC-F170 | A4+ | 720 x 1440 DPI | Production plus soutenue, personnalisation variée | Atelier spécialisé, boutique en ligne en croissance |
| SureColor SC-F500 | 24 pouces | 720 x 1440 DPI | Impression textile grand format, rouleaux polyester | Imprimeur, agence textile, production industrielle |
Reprenons Alex, le designer évoqué plus tôt. Si son business repose sur des séries limitées de mugs et de coussins en polyester, une SC-F100 lui permet de garder une vraie qualité tout en contrôlant son budget. Il sait combien lui coûte chaque impression de transfert thermique, peut mesurer ses marges par produit et ajuster ses prix en conséquence. S’il décide de passer à une marque de sportswear avec des séries plus longues et du grand format, la migration vers une SC-F500 s’impose naturellement.
Pour les structures plus avancées, la dimension pilotage est tout aussi importante que la dimension print. La possibilité d’utiliser une plateforme comme Cloud Solution PORT pour suivre les temps d’impression, les volumes et la consommation d’encre donne un avantage réel : mieux anticiper les pics d’activité, prévoir les achats de consommables, et surtout poser un pricing basé sur des coûts réels, pas sur des approximations.
En résumé, les imprimantes Epson dédiées à la sublimation textile s’adressent à celles et ceux qui veulent sécuriser la qualité, la productivité et la lisibilité économique. La question suivante est alors logique : comment se comparent-elles aux modèles EcoTank convertis, plus accessibles à l’achat, mais plus exigeants techniquement ?
Imprimantes EcoTank Epson converties en sublimation : solution économique pour débuter
Pour beaucoup de créateurs, la première rencontre avec la sublimation textile se fait via une imprimante EcoTank Epson convertie. Le raisonnement est simple : ces modèles, comme les ET-2860, ET-3850 ou ET-15000, disposent de réservoirs d’encre rechargeables et de têtes Micro Piezo compatibles avec les encres de sublimation. Il “suffit” de les remplir avec une encre adaptée pour obtenir une imprimante sublimation à moindre coût. Sur le papier, l’idée est séduisante. Dans la pratique, elle demande discipline et rigueur.
La première étape critique est la conversion elle-même. Impossible de simplement verser des encres de sublimation dans un réservoir encore contaminé par les encres d’origine. Un processus précis s’impose : vider totalement les réservoirs, nettoyer le circuit avec une solution spéciale, purger via plusieurs cycles de nettoyage, puis remplir avec les nouvelles encres. Cette opération doit être réalisée une seule fois et idéalement dès la sortie de la boîte, pour éviter les mélanges d’encres et les résultats aléatoires.
Les encres de sublimation plébiscitées pour ces conversions sont souvent des gammes comme Inktec ou SubliNova Sure, spécialement formulées pour les têtes Micro Piezo. Elles offrent une bonne stabilité couleur et réagissent bien aux températures de 180 à 210 °C. La durée de transfert, entre 30 et 60 secondes, doit ensuite être ajustée selon le type de textile ou d’objet. L’ensemble donne une chaîne de production artisanale mais pleinement fonctionnelle pour un lancement de marque ou un side business.
Les étapes de conversion d’une EcoTank Epson peuvent se résumer ainsi :
- Préparation : choisir un modèle EcoTank compatible (tête Micro Piezo, pas de cartouches à puce fermée).
- Purge : vider les réservoirs d’origine et utiliser une solution de nettoyage pour éliminer les encres existantes.
- Remplissage : charger les réservoirs avec des encres de sublimation dédiées.
- Nettoyage : lancer plusieurs cycles de nettoyage pour purger les canaux d’impression.
- Calibrage : ajuster les paramètres d’impression et, si possible, utiliser un profil ICC adapté.
Ce choix a une conséquence immédiate : la perte de la garantie constructeur. Pour certains, c’est un frein ; pour d’autres, un risque calculé. Des fournisseurs de kits de conversion proposent parfois des périodes d’essai ou une forme de support technique, mais l’utilisateur reste responsable de la manipulation. C’est typiquement un choix qui convient à un entrepreneur bricoleur, à l’aise avec les détails techniques, prêt à échanger un peu de sécurité contre un budget plus léger.
Le tableau suivant permet de positionner les principales EcoTank dans ce contexte :
| Modèle EcoTank | Format | Technologie | Avantage principal | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| ET-2860 | A4 | Micro Piezo | Prix d’entrée très accessible, idéal pour tests | Vitesse limitée, moins adaptée aux volumes élevés |
| ET-3850 | A4 | Micro Piezo | Meilleure vitesse et fiabilité | Conversion plus coûteuse, toujours hors garantie |
| ET-15000 | A3+ | Micro Piezo | Accès au grand format sans acheter une machine pro dédiée | Manipulation plus complexe et entretien plus exigeant |
Pour Alex, le designer freelance, une EcoTank convertie peut servir de laboratoire. Il peut tester ses visuels, valider son positionnement, lancer une collection capsule sans immobiliser un gros budget. Si la demande répond présente, il pourra basculer ensuite vers une SureColor, plus robuste et plus optimisée pour la production. Ce scénario est courant : démarrage en mode “hacker” avec une EcoTank, puis upgrade vers une solution dédiée dès que le business trouve son marché.
Une précision importante : les têtes thermiques ne sont pas adaptées à la sublimation textile. C’est pour cela que des marques comme Canon, HP ou Lexmark ne sont pas dans le jeu ici. Seules les têtes Micro Piezo, compatibles avec les propriétés spécifiques des encres de sublimation, sont envisageables. C’est un critère non négociable pour éviter les mauvaises surprises et les pannes prématurées.
En bref, la conversion EcoTank est un excellent levier d’entrée dans la sublimation textile pour des créateurs agiles et des micro-structures. La clé est d’anticiper qu’il s’agit d’une phase, pas nécessairement du dispositif définitif. Quand les volumes augmentent et que la fiabilité devient plus critique que l’économie initiale, la migration vers une imprimante sublimation Epson dédiée s’impose naturellement.
Sublimation textile vs sérigraphie, eco-solvant et autres techniques : impact business et marketing
Choisir une imprimante sublimation Epson ne se fait pas dans un vacuum technique. Ce choix se compare à d’autres solutions de marquage textile : sérigraphie, eco-solvant, flocage, impression directe sur textile. Chaque technologie raconte une histoire différente à ton client : artisanat, production de masse, créativité illimitée ou personnalisation ultra rapide. Dans un marché saturé de t-shirts et de mugs, la différenciation passe autant par la technique utilisée que par le storytelling qui l’accompagne.
La sérigraphie reste la reine des grandes séries sur coton. Elle excelle sur des volumes importants, avec un coût unitaire ultra compétitif une fois les écrans amortis. En revanche, elle devient vite lourde à gérer pour la personnalisation individuelle ou les petites séries très variées. À l’inverse, la sublimation textile adorera les séries courtes et l’impression à la demande, avec la capacité de personnaliser à l’unité sans pénaliser la marge, à condition d’avoir une imprimante sublimation et une presse à chaud bien calibrées.
L’eco-solvant joue un autre jeu : il permet d’imprimer sur des vinyles, des supports souples ou rigides, puis de les transférer sur textile via découpe et application. C’est idéal pour des visuels simples, des logos, des lettrages. Mais en termes de confort et de toucher, on reste sur une couche de matière ajoutée, moins “fusionnelle” que la sublimation. Pour un vêtement de sport respirant ou un textile de déco haut de gamme, cet aspect peut faire la différence.
En termes de positionnement business, la sublimation textile permet :
- Des délais courts : production à la demande, sans stock massif de produits finis.
- Une grande richesse couleur : l’impression couleur est continue, sans surcoût pour les visuels complexes.
- Une meilleure durabilité : motif incrusté dans la fibre, résistant aux lavages et aux UV.
- Un catalogue élargi : textile, mugs, plaques, coques, accessoires déco.
Le comparatif suivant permet de visualiser l’impact stratégique des différentes technologies :
| Technologie | Supports principaux | Idéal pour | Forces | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Sublimation textile (Epson) | Polyester, polymères | Séries courtes, personnalisation, impression à la demande | Couleurs éclatantes, tenue lavage, flexibilité produits | Incompatible coton brut, besoin de supports spécifiques |
| Sérigraphie | Coton, textile varié | Grandes séries mono ou quadri | Coût unitaire faible sur volume, rendu solide | Peu rentable sur petites séries, mise en œuvre lourde |
| Eco-solvant | Vinyle, supports souples/rigides | Logos, lettrages, signalétique | Polyvalence supports, durabilité extérieure | Toucher moins premium sur textile, étapes supplémentaires |
| DTG (impression directe) | Coton, mélanges | Textile mode, visuels complexses sur coton | Impression directe, rendu photo sur coton | Machines coûteuses, entretien plus lourd |
Pour une marque en ligne lancée en 2025, l’arbitrage se joue souvent entre DTG et sublimation textile. Le pivot est simple : cible-t-on principalement des vêtements en coton (streetwear, tee-shirts basiques) ou un univers plus orienté polyester (sportswear, équipement, déco, goodies). Les imprimantes Epson de sublimation, couplées à une presse à transfert thermique, sont particulièrement pertinentes pour :
- Des collections d’objets déco et lifestyle (coussins, plaids polyester, tentures).
- Des gammes sport et événementiel (maillots, tops techniques, banderoles).
- Des offres BtoB personnalisées pour entreprises, clubs et collectivités.
Pour un acteur digital, l’alignement technique-business est clé : la technologie retenue doit permettre non seulement de produire, mais aussi d’alimenter un marketing différenciant. Mettre en avant une sublimation textile haute définition avec imprimante Epson, c’est pouvoir promettre à la fois des visuels riches, une excellente tenue dans le temps et un toucher fluide. Dans un univers saturé de produits personnalisés moyens, cette promesse vaut plus qu’une simple fiche technique.
On le comprend, la question n’est pas “quelle méthode est la meilleure”, mais “quelle méthode correspond à l’ADN de la marque, au type de client et à la structure de coûts”. Les imprimantes sublimation Epson se positionnent alors comme un levier stratégique pour ceux qui parient sur des textiles synthétiques et des objets polymères à forte valeur perçue.
Maintenance, réglages et bonnes pratiques pour garder une imprimante sublimation Epson rentable
Une imprimante sublimation Epson, qu’il s’agisse d’une SureColor ou d’une EcoTank convertie, ne se comporte pas comme une simple imprimante de bureau. Les encres de sublimation sont plus sensibles aux périodes d’inactivité, les têtes demandent une attention régulière, et les réglages influencent directement la rentabilité. Le vrai coût d’un système de sublimation textile ne se joue pas seulement à l’achat, mais dans la capacité à éviter le gaspillage : papier, encre, temps et supports.
Premier réflexe : considérer l’imprimante comme une machine de production, pas comme un gadget. Une utilisation quasi quotidienne est recommandée pour prévenir le bouchage des têtes. Laisser une machine au repos plus d’une semaine avec des encres de sublimation dans les circuits, c’est prendre le risque de voir apparaître des lignes manquantes, des couleurs instables et des cycles de nettoyage répétitifs qui consomment de l’encre sans produire. Un calendrier d’utilisation minimal peut suffire : quelques impressions de tests tous les deux ou trois jours pour maintenir la fluidité.
Les réglages d’impression jouent également un rôle déterminant. Pour optimiser la sublimation textile, il faut :
- Activer l’impression miroir : indispensable pour que le visuel soit dans le bon sens après le transfert thermique.
- Désactiver l’impression bidirectionnelle : pour gagner en précision sur les contours et les dégradés.
- Utiliser un profil ICC adapté : soit fourni avec les encres, soit créé sur mesure pour garantir une impression couleur fidèle.
- Choisir le bon papier de transfert : tous ne se valent pas, certains saturent plus, d’autres libèrent mieux l’encre au pressage.
La gestion de l’environnement joue aussi un rôle souvent sous-estimé. La sublimation s’effectue à haute température et génère des vapeurs. Un espace ventilé est recommandé, ne serait-ce que pour le confort et la sécurité. Les variations de température et d’humidité peuvent également influencer le comportement du papier et des encres : mieux vaut éviter d’installer son imprimante sublimation dans un garage glacé l’hiver et surchauffé l’été.
Voici un aperçu des principales bonnes pratiques de maintenance pour les imprimantes Epson dédiées à la sublimation textile :
| Action | Fréquence recommandée | Objectif |
|---|---|---|
| Impression de test (nozzle check) | 2 à 3 fois par semaine | Détecter les buses bouchées avant d’imprimer un projet client. |
| Cycle de nettoyage léger | En cas de défaut visible | Récupérer la qualité sans gaspiller trop d’encre. |
| Nettoyage manuel de la zone tête | Mensuel | Éviter les dépôts et projections d’encre séchée. |
| Vérification des paramètres couleur | À chaque changement de lot de papier ou d’encre | Maintenir une cohérence de rendu pour la marque. |
| Contrôle de l’environnement (température/humidité) | Régulier | Prévenir la déformation du papier et les variations de densité. |
Pour Alex, qui gère son studio textile comme une mini-usine, ces routines représentent un investissement autant qu’un garde-fou. En structurant des checklists simples et en intégrant quelques tests systématiques dans son quotidien, il évite les mauvaises surprises la veille d’un gros envoi client. Il peut aussi se permettre d’expérimenter davantage : nouveaux papiers, nouvelles encres, nouveaux formats, sans faire exploser ses coûts cachés.
La maintenance est souvent vue comme une contrainte technique, alors qu’elle constitue une véritable assurance business. Une imprimante sublimation Epson bien entretenue, c’est moins de rebut, moins de SAV, moins de commentaires négatifs, et donc un storytelling plus solide autour de la qualité. Pour une marque qui se veut premium, ce n’est pas un détail. C’est un élément de confiance que le client perçoit, même sans connaître les coulisses.
Quelle imprimante Epson choisir pour débuter en sublimation textile ?
Pour démarrer avec un budget maîtrisé et des besoins modestes, une Epson EcoTank convertie (ET-2860, ET-3850 ou ET-15000) permet de tester la sublimation textile sur polyester et supports polymères. Si l’objectif est de lancer rapidement une offre professionnelle avec une qualité stabilisée et un support technique, une Epson SureColor SC-F100 ou SC-F170, dédiée à la sublimation, reste le choix le plus fiable.
La sublimation textile fonctionne-t-elle sur le coton ?
Non, la sublimation textile ne fonctionne pas correctement sur le coton brut. La technologie est optimisée pour le polyester 100 % et les supports disposant d’un revêtement polymère. Sur coton, les couleurs seront ternes et peu durables. Pour le coton, mieux vaut envisager la sérigraphie, le DTG ou des transferts spécifiques plutôt qu’une imprimante sublimation.
Pourquoi les tĂŞtes Micro Piezo sont-elles indispensables pour la sublimation ?
Les têtes Micro Piezo, utilisées par Epson, sont compatibles avec la nature chimique des encres de sublimation et leur mode de vaporisation à haute température. Les têtes thermiques, présentes chez d’autres marques, ne supportent pas ce type d’encre et risquent d’être endommagées. C’est la raison pour laquelle les imprimantes Epson sont privilégiées pour la sublimation textile.
Quelle maintenance prévoir pour garder une imprimante sublimation Epson en bon état ?
Il est recommandé d’imprimer des tests de buses plusieurs fois par semaine, d’effectuer des nettoyages légers en cas de défaut, de nettoyer manuellement la zone des têtes environ une fois par mois et de veiller à un environnement stable et ventilé. Une utilisation régulière limite le risque de bouchage et garantit une qualité d’impression couleur homogène.
La sublimation textile est-elle adaptée à l’impression à la demande ?
Oui, la sublimation textile est particulièrement adaptée à l’impression à la demande. Une imprimante sublimation Epson couplée à une presse à transfert thermique permet de produire à l’unité ou en petites séries sans coût de mise en route. C’est un modèle idéal pour les boutiques en ligne, les créateurs indépendants et les agences qui proposent du tissu personnalisé, des mugs ou des objets déco à forte valeur ajoutée.


